Les Attributs de La Déesse Démétér

·        Herbes 

 

Blé/orge : bon ce n’est pas une invention, la Déesse Déméter est associé au blé ou l’orge car elle est la Déesse de l’agriculture et c’est elle qui a enseigné la façon de le cultiver ! En tant que Déesse de l’abondance, il est aussi logique que le grain lui soit associé puisqu’il représente aussi ‘abondance (du blé on fait de la farine, de la farine du pain ainsi de suite !)

 

Verveine : Il est dit que la verveine est une plantes des plus apprécié en offrande.

La verveine est utilisée pour oindre, pour se centrer, pour bannir, pour purifier, pour la prospérité, la paix, l’amour, la clairvoyance, la divination, la guérison, la fertilité, le bonheur, le succès et la magie de protection (source : http://magia-artemesia.com) C’est une herbes typiquement magique donc, et très apprécié chez les grecs et les celtes !

 

Lys : Dans l’art crétois, les fleurs comme le lys, le crocus et le pavot étaient vus comme des aspects du mythe Déméter/Perséphone et de la roue des saisons. Les fleurs du printemps étaient aussi un des symboles de la fille de Déméter.( http://deesse.feminin-sacre.org/?p=510)

Le lys, est synonyme de blancheur, de pureté, d'innocence et de virginité.(ici on y retrouve Perséphone de part son « innocence » de jeune fille, sa pureté puisqu’encore vierge) Il est aussi symbole de pureté céleste. Il symbolise la tentation ou la porte des enfers (Lorsque Hadès enlève Perséphone, elle cueille entre autre des fleurs de Lys) Il est fleur de l'amour, amour intense mais qui peut être ambigu (amour de Hadès pour Perséphone qui n’est autre que son oncle), irréalisé, refoulé ou sublimé.

 

Rose : J’ai toujours associé Déméter et sa fille Perséphone à cette fleur, sans savoir pourquoi, c’est un ressenti. Du côté de sa symbolique, la rose est à la fois symbole du secret (l’enlèvement de Perséphone rappelle ce côté « secret » de la symbolique de la fleur) du sacrifice( Déméter sacrifie de façon volontaire son statue à l’olympe pour errer sur terre et ainsi connaître les souffrances humaines pour retrouver sa fille, et d’un autre côté, on retrouve Coré sacrifié par Zeus à Hadès : dans le mot sacrifié, j’entends le sacrifice de la jeune fille vierge qui va, en allant au enfer devenir femme et reine) du renouveau, de l’amour (l’amour de Déméter pour sa fille est sans cesse renouvelé, jamais oublié, mais amplifié au retour de Perséphone auprès de sa mère).

 

Pavot : Le pavot est la fleur associé à Déméter, mais aussi à Perséphone.

« Les graines de pavot noires sont souvent décrites, dans les anciens textes, comme étant l’herbe sacrée de Déméter, tout comme le blé. Toutefois, le pavot représente un autre aspect de la déesse : ce lui qui est sombre, celui qui réside dans les profondeurs de la Terre avec le serpent. Le pavot est placé sur les autels en son honneur et est particulièrement efficace dans la magie concernant les transitions de la vie et la renaissance. Il est aussi un symbole d’abondance. Souvent, des biscuits de miel et de graines de pavot sont faits en l’honneur de Déméter. »( http://magia-artemesia.com/?p=129)

« Le pavot, dont le suc est doté d'un pouvoir analgésique, soporifique et stupéfiant bien connu, sert aussi dans l'alimentation, depuis les temps les plus anciens, pour ses graines oléagineuses très nourrissantes. Comme elles sont minuscules, chaque capsule en contient plusieurs milliers. Cette particularité botanique explique que, même si leur consommation est vite concurrencée par celle des céréales, la représentation de la codia constitue durant des siècles un symbole de fécondité et par là de fertilité, d'abondance. Seule ou associée au blé, elle est tenue à la main ou portée en couronne par Déméter/Cérès et par des divinités ou des allégories le plus souvent féminines, sans jamais leur servir d'attribut propre. » (http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=14019720)

Le pavot est associé aux rêves, au sommeil, on retrouve d’ailleurs des propriétés narcotiques chez la fleur ! il est apparenté à Déméter à mon avis pour symboliser le sommeil de la nature et de la végétation lorsque Perséphone part aux enfers.

La Menthe : « Le mot «menthe» vient du latin mentha, qui dérive lui-même du grec μίνθη / Mínthê ou μίνθα / míntha, du nom de Minthé qui dans la mythologie grecque était une nymphe que Perséphone a métamorphosé en cette plante (Elle est chez Oppien fille du Cocyte (un des cinq fleuves des Enfers). Aimée d'Hadès, elle est délaissé par le dieu quand ce dernier enlève Perséphone ; elle n'a alors de cesse de se lamenter et de dénigrer sa rivale, ce qui lui vaut d'être piétinée et changée en menthe par Déméter, mère de Perséphone.
La même fin est rapportée par Strabon mais avec un motif différent : elle est piétinée par Perséphone elle-même, jalouse de son union avec son mari. » (http://www.aromacopa.com/menthe.php)

 

La Myrrhe :cet encens est très utilisé chez les grecs lors de rituels et cérémonie (Selon la mythologie grecque, la myrrhe serait née des relations incestueuses de Myrrha– fille d’un roi de Chypre, Cinyras – avec son père. Après quoi, la jeune fille fut changée en arbre à myrrhe…) il est donc plus que logique qu’en tant que Déesse grecque, Déméter apprécie cette offrande !

 

 

 

 

 

 

·        Ses noms et ses fonctions

 

Déméter Panagia :

Déméter Pagania signifie Grande Sainte Déméter. Panagia est aussi un titre utilisé pour désigner Marie dans l’église Orthodoxe.

 

Déméter Chloaia :

Déméter Chloaia décrit l’aspect « vert » de la déesse. Ce nom fut utilisé particulièrement au Festival de Chloaia ayant lieu au début du printemps. Elle représentait la nature sauvage et les champs cultivés et verts.

 

Déméter Antaia :

Déméter Antaia signifie Déméter Recherchée par les Prières. Elle est nommée « Mère Antaia » dans les Hymnes Orphiques. Grâce à ce nom, une personne peut l’appeler à elle pour assistance et trouvera en Déméter une Mère au coeur tendre.

 

Déméter Melaine :

Déméter Melaina représente l’aspect sombre de la Mère en peine. Voici la noirceur de son chagrin et de sa perte. En tant que Melaina, elle est la Vielle Dame, apportant l’aspect déserté du cycle annuel des saisons. Dans son chagrin sombre, elle est aussi les Érinyes, les furies. Plus tard dans le cycle, lors des Grands Mystères, elle se transforme. De cet aspect sombre, renaît la compassion et la compréhension.

 

Déméter Thesmophoros :

Déméter Thesmophoros est Déméter des Lois Sacrées (Thesmoi). Ce titre fut utilisé pour Déméter lors des festivals Thesmophoria incluant des rites de fertilité, une célébration des lois sacrées et le retour de la fille, Koré.

 

Déméter Chtonia :

Déméter Chthonia est la Déméter du bas, des profondeurs de la terre et des Souterrains. Dans son voyage en bas, elle est se réconcilie avec les amants sacrés, Perséphone et Dis (Hadès/Pluton). Elle apporte aussi ses cadeaux dans le monde des morts

 

 

Déméter Evalosia :

Déméter Evalosia est Déméter de la Bonne Moisson. En tant que Mère de la moisson, elle est célébrée lors des récoltes et festivals de Thargelia et Kalamaia.

 

Dea Mystica :

Dea Mystica est la Déesse des Mystères. C’est la forme de Déméter entant qu’aspect universel du divin et du monde subtil des esprits. Dea Mystica c’est la lumière suprême qui se situe au-delà de la lumière et c’est aussi les profondeurs de son amour qui a donné naissance à nos âmes et à notre monde.

(http://deesse.feminin-sacre.org/?p=510)

 

 

Déméter est la protectrice des enfants : « C'est un résultat de sa conception originaire comme déesse-Terre, qui en fait,la mère universelle, pammêteira, et la nourrice de tous les êtres. «La Terre est mère et nourrice», c'est elle qui nourrit les hommes dans leur enfance, quand ils rampent encore sur son sein. (…)Elle «enfante à la fois les mortels et leur nourriture» ; «féconde, elle nourrit les oiseaux, les animaux et les enfants des hommes» » (http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/index.html)

D’ailleurs, dans ses rituels, les enfants ont une place importante.

 

 

Déméter est institutrice de mariage : « C'est une des attributions les plus importantes de la déesse, celle qui est essentiellement exprimée par son surnom de Thesmophoros, traduit en latin Legifera (…)C'est Déméter qui a établi le mariage, en l'élevant à la hauteur d'une loi sacrée et en faisant passer la femme, de sa position primitive de simple concubine sans honneurs et sans droits, au rang d'épouse légitime . (…)Déméter, comme la terre envisagée sous le point de vue de la production agraire, est donc devenue la déesse du mariage, en tant qu'institution ayant pour objet la procréation d'enfants légitimes ; sa maternité universelle est le type de la maternité de l'épouse. C'est à elle que le mariage doit sa fécondité »

(http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/index.html)

 

 

Déméter Déesse chtonienne : « Dans la conception première, comme une des formes de la terre divinisée, Déméter était la déesse à laquelle devait par excellence appartenir l'épithète de chthonia, que nous ne lui voyons pas seulement donner comme surnom, mais qui devient son appellation même dans le culte d'Hermioné. Elle s'identifie entièrement à la chthonia d'Eschyle, et à ce point de vue, de souveraine du sol fécond de l'humus où germe la végétation, elle voit, par une marche naturelle des idées, son empire s'étendre à ce qui est au-dessous de ce sol, à la sombre région où habitent les ombres des morts dont la dépouille a été confiée à la terre. Elle personnifie les entrailles de la terre aussi bien que le sol cultivable qu'ouvre la charrue, et comme telle est identique à la chthôn nertera d'Euripide. » (http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/index.html)

 

 

Déméter et Perséphone : ces deux Déesses sont identiques et se complètent totalement : « Déméter est la terre féconde et mère, Perséphoné-Coré la végétation qui se développe de son sein, la graine confiée au sol et qui y germe en reparaissant à la lumière sous la forme d'une plante nouvelle, et aussi la puissance mystérieuse qui anime cette végétation » (http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/index.html)

De plus, lorsque Déméter perd sa fille, qui va aux enfer, et donc sous terre, c’est l’hiver dans le monde « d’en haut », mais c’est la vie d’en le monde d’en bas, Perséphone s’accouple avec Hadès et devient sa reine, l’accouplement symbolise selon moi la fertilité, qui explose et prend vie lorsque Perséphone retrouve sa mère sur Terre. Ce n’est pas selon moi que Déméter qui donne vie et fertilise les sols, mais également Koré. D’ailleur, on parle souvent des « deux Déesses » pour les qualifier, et les mystères d’Eleusis ne célèbrent pas que Déméter, mais Perséphone a une place importante également. Je dirais que ces 2 Déesses représentent l’équilibre absolu, représentant à toutes les 2 aussi bien la mort que la vie et la renaissance !

 

 

 

 

·       Symboles

 

La faucille : La faucille est utilisé en général dans l’agriculture pour couper les moissons, il va de soit qu’en tant que Déesse de l’agriculture, Déméter l’ai pour symbole.

 

Le flambeau : « Le flambeau, simple ou double, est au contraire, très fréquemment porté par Déméter, à laquelle il vaut les surnoms de Purphoros, Dadouchos, Lampadoessa, Taedifera. Ce flambeau, souvent décoré d'une manière somptueuse, de feuillages étagés, enveloppé de guirlandes de myrte, une fois garni de bandelettes, est souvent associé, entre les mains de la déesse, aux attributs du porc ou des épis (…)L'idée qu'il faut y rattacher est éminemment mystique : c'est celle de la purification par le feu, à laquelle l'histoire de l'éducation de Démophon donne une place si importante dans le cycle des mythes de Déméter. » (http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/ceres13.html)

 

Le sceptre : « Le sceptre de reine est fréquemment placé à la main de la déesse. Sa présence exclut celle du flambeau, mais il s'associe fréquemment avec la patère des sacrifices ou les épis, tenus par Déméter dans l'autre main, dans les peintures de vases, les bas-reliefs et les types monétaires. » (http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/ceres13.html)

 

 

 

 

 

 

Le vase rempli de fleurs : « Le calathos rempli de fleurs est un symbole du printemps de Perséphoné ; rempli d'épis, un symbole de l'été et de la moisson, un attribut de Déméter. »

 

 

 

·        Animaux de pouvoir

 

Le porc :  « Dans la version orphique du mythe éleusinien, Triptolème et Eubuleus étaient l'un bouvier et l'autre porcher. Le porc est par excellence l'animal que l'on sacrifie à Déméter, encore plus que le boeuf. On raconte que lorsque Triptolème fit les premières semailles, le porc vint bouleverser son travail, qu'alors il le prit, plaça des fruits sur sa tête et l'immola à la déesse. Dans ce récit, l'animal est celui qui dévaste le champ cultivé lumantikos ; mais il n'est pas seulement la victime habituelle de Déméter, il est son animal sacré. Il l'est comme emblème de fécondité »

( http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/ceres13.html)

Le bœuf : « La protection de Déméter s'étendait sur les animaux agricoles et en particulier sur l'espèce bovine. Le boeuf appartient à la déesse par bien des raisons, mais en particulier comme l'animal qui traîne la charrue pour le labourage et qui trace le sillon sacré par lequel on détermine l'enceinte des villes au moment de leur fondation. Il est la monture de la Déméter Tauropolos de Copae, de la Déméter Europa de Lébadée » (http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/ceres13.html)

 

 

Le serpent : (animal chtonien des 2 Déesses) «Le serpent est fils de la terre, il s'en nourrit ; c'est avant tout un animal essentiellement chthonien, et à ce titre on en fait l'emblème le plus expressif de l'autochthonisme. Il préside à la fondation de certaines villes et c'est sous sa forme que se manifeste aux regards l'Agathodaemon et le Génie local [Genius]. En même temps la façon dont il se renouvelle en changeant de peau périodiquement a fait de lui un symbole de rénovation, spécialement de résurrection ou de palingénésie dans la mort : d'où sa représentation sur les monuments funéraires. C'est par là, et aussi par suite du caractère magique que tous les peuples anciens lui ont attribué, en Orient comme dans le monde classique, que le serpent devient l'animal spécialement consacré aux divinités médicales [Aesculapius, Hygia], l'emblème de leur action salutaire et curative. A tous ces titres, le serpent devait naturellement appartenir à Déméter, dont il est, en effet, un des symboles les plus habituels et les mieux connus. Le char sur lequel la déesse s'élance à la poursuite du ravisseur de sa fille et parcourt la terre en la cherchant, qu'elle donne ensuite à son favori Triptolème, est attelé de deux serpents, souvent ailés. Très fréquemment un serpent s'enroule autour du sceptre de Déméter, ou du flambeau qu'elle tient à la main ; la même particularité s'observe quand un ou deux flambeaux sont figurés en symboles isolés, comme au revers de certaines monnaies impériales de Cyzique. Quelquefois des serpents enveloppent le corps ou les bras de la déesse. (…)

« Sur le denier romain de C. Memmius Quirinus et sur une pierre gravée du Cabinet de Berlin, Déméter assise et tenant les épis a près d'elle un serpent. Dans le bas-relief de Déméter et Ploutos, deux grands serpents sortent du temple figuré derrière la déesse. Ce sont peut-être ceux des souterrains du temple d'Halimonte.

 

 

 

 

En effet, Déméter est au nombre des divinités qui, pour garder leurs temples, ont des serpents, de ces gros serpents inoffensifs auxquels on appliquait spécialement le nom de drakontes. On en nourrissait un dans le grand temple d'Eleusis, qui était le serviteur familier, amphipolos, de Déméter. » (http://www.mediterranees.net/mythes/ceres/ceres13.html)

 

La tourterelle/colombe : c’est l’oiseau qui représente les couples indissolubles, Déméter étant l’institutrice du mariage, cet oiseau lui fut consacré.